L’alliance Pensamiento y Acción Social (PAS) – PWS fête ses 10 ans

En mars 2009, il y a exactement 10 ans, le programme Peace Watch Switzerland (PWS) s’inscrivait en Colombie avec le soutien de PAS. Une équipe de volontaires PWS lançait le projet en Colombie avec pour mission d’accompagner les communautés de défenseur/euse-s des droits de l’homme, au cœur de leurs luttes. Depuis, des dizaines de volontaires ont suivi ces pas et des centaines de personnes ont bénéficié de leur accompagnement.

Au cours des 10 dernières années, cette alliance a contribué à améliorer les conditions dans lesquelles ces communautés exercent leur travail de défense des droits humains. Tout d’abord, les volontaires ont pu observer, documenter et aider à diffuser les violations des droits de l’homme commises contre les communautés, en veillant à ce qu’elles ne passent pas inaperçues en Colombie ou en Europe. De plus, en faisant état des différents actes de violence dans ce pays, ils contribuent à sensibiliser les citoyen/ne-s et le gouvernement européen.

IMG_0440_JPG

10 ans après les premiers accompagnements, cette alliance reste indispensable pour le pays et les communautés. Malheureusement, la Colombie a vu se multiplier les attaques, les menaces et les assassinats dirigés contre des leaders sociaux sur l’ensemble du territoire national. La reconfiguration du conflit armé et les nouveaux différends nés suite à l’accord de paix avec les FARC ont rendu le travail des accompagnant/e-s toujours plus important. Les gilets verts ou « observateur/-trice-s de paix », comme on les appelle dans les communautés, sont indispensables. Ils contribuent, de par leur présence, à la construction de la paix dans ce pays auquel ils s’attachent durant les quatre mois de mission qui leur sont assignés.

En commémoration de ces 10 années, nous partagerons au cours du mois de mars les récits des communautés et des volontaires ayant participé au programme, afin de reconnaître l’importance de cette alliance pour les personnes qui l’ont vécue ; les liens humains qui ont été créés et les graines semées dans chacune des communautés.

Toutefois, tant PWS que PAS gardent l’espoir qu’un jour, cette collaboration devienne obsolète ; ainsi, tous les dirigeant/e-s et les défenseur/euse-s des droits de l’homme pourraient exercer leur travail dans la paix et la sérénité.

 

 

Publicités

Una comunità indigena criminalizzata

Corozal Arriba: dalla gioia alla tragedia

La storia del popolo Maya Ch’orti percorre i secoli e ancora le sue radici nelle civiltà che precedettero l’invasione spagnola. La sua distribuzione geografica attraversa le frontiere che dividono gli Stati di Guatemala, Honduras e El Salvador. Per quanto riguarda la storia recente, il popolo Maya Ch’orti condivide con gli altri gruppi etnici originari del Guatemala diverse lotte politiche e sociali: la rivendicazione di riconoscimento in quanto popoli indigeni, il processo di memoria storica e giustizia transizionale per il genocidio subito durante la presidenza di Rios Montt (1982/83), la resistenza ai mega-progetti in campo idroelettrico ed estrattivo e la lotta per l’accesso alla terra in quanto proprietà collettiva dei popoli ancestrali per diritto di occupazione storica. Lire la suite Una comunità indigena criminalizzata

La formation comme moyen de protection. Comment PAS transmet aux jeunes des communautés des instruments et des stratégies d’autoprotection.

Entretien avec Zenaide Rodrigues, coordinatrice de Pensamiento y Acción Social (PAS) et responsable du programme de Peace Watch Switzerland (PWS) en Colombie sur la participation des jeunes des communautés du Magdalena Medio à la défense et à la protection du territoire.

Volontaires de PWS, Guillaume Bégert et Aïcha Bouslama : En quelques mots, peux-tu nous expliquer quel type de travail fait PAS en Colombie?

Zenaide Rodrigues : Pensamiento y Acción Social est une organisation colombienne qui accompagne et soutient des communautés et des organisations de défense des droits humains. Elle travaille avec des campesinos et campesinas, des populations autochtones et d’ascendance africaine, des femmes et des jeunes.

Le travail de PAS repose sur trois axes thématiques : la construction de la paix, la défense du territoire et des droits humains, la protection et la sécurité. Grâce à ses activités dans ces différents domaines, PAS cherche à renforcer les capacités des communautés et des organisations de droits humains. L’objectif est de leur transmettre des stratégies pour augmenter l’incidence politique, créer des réseaux et des alliances, élaborer des analyses de risques et mettre en place des moyens d’autoprotection.

En outre, PAS fait un travail de recherches en menant des investigations en matière de protection, d’entreprises et de droits humains. Lire la suite La formation comme moyen de protection. Comment PAS transmet aux jeunes des communautés des instruments et des stratégies d’autoprotection.

La formación como medio de protección. Cómo PAS transmite a los jóvenes de las comunidades instrumentos y estrategias de autoprotección.

Entrevista con Zenaide Rodrigues, coordinadora de Pensamiento y Acción social (PAS) y  responsable del Programa Peace Watch Switzerland en Colombia sobre la participación de los jóvenes de las comunidades del Magdalena Medio a la defensa y la protección del territorio.  

¿En algunas palabras, podrías explicar qué tipo de trabajo asume PAS en Colombia?

Pensamiento y Acción Social es una organización colombiana que desarrolla acompañamiento y asesoría a comunidades y organizaciones defensoras de derechos humanos; campesinos, indígenas, afro descendientes, de mujeres y procesos juveniles.

Por medio de sus tres lineas estratégicas (construcción de paz ; territorio y derechos humanos, protección y seguridad) busca fortalecer las capacidades de las comunidades y organizaciones de derechos humanos para la incidencia política, la creación de redes y alianzas, el análisis de riesgo y la gestión de seguridad.

Adicionalmente PAS realiza la gestión de conocimientos por medio de investigaciones en materia de protección, empresas y derechos humanos. Lire la suite La formación como medio de protección. Cómo PAS transmite a los jóvenes de las comunidades instrumentos y estrategias de autoprotección.

Le « Patojisme » – nouveau mouvement pédagogique au Guatemala

Deux volontaires du projet de Peace Watch Switzerland au Guatemala ont voulu comprendre comment certain-e-s guatémaltèques préoccupé-e-s par la situation du système d’éducation de leur pays, tentent d’y remédier, en proposant une instruction accessible et qui promeut la formation d’un esprit critique. Ils sont donc partis à la rencontre d’un programme d’un nouveau genre : le « Patojisme ».

Le 21 juillet, nous arrivons dans le quartier coloré de Jocotenango, à quelques pas d’Antigua Guatemala, très enthousiastes à l’idée de nous mêler aux enfants du préau chamarré où l’on nous accueille chaleureusement. Nous allons à la rencontre d’une école de quartier, que son fondateur n’aime pas que l’on nomme ainsi. Pour lui, « Los Patojos » (« les enfants », en langage courant guatémaltèque) est un programme bien plus complet que ce que la plupart de gens entendent habituellement par « école ». Lire la suite Le « Patojisme » – nouveau mouvement pédagogique au Guatemala

La réinstallation de El Hatillo: l’inégalité face à l’attente

La communauté de El Hatillo est une communauté rurale de la municipalité d’el Paso dans le département du Cesar. Depuis 2008, la communauté est en prise dans un processus de déplacement et de réinstallation involontaire pour raison de développement, suite à l’implantation de mines de charbon à ciel ouvert sur les terres qu’elle occupait. Lire la suite La réinstallation de El Hatillo: l’inégalité face à l’attente

Une lutte inlassable pour les terres Ch’orti’

Traduction de l’espagnol de l’interview d’Elodia Castillo Vásquez

Publié le 8 février 2017 par ACOGUATE

Elodia Castillo Vásquez est maire indigène depuis qu’elle a 22 ans, actuellement présidente de la « Coordination d’associations et communautés pour le développement intégral du peuple Ch’orti’ » – COMUNDICH. Cette organisation s’articule autour de 48 communautés indigènes des départements de Zacapa et Chiquimula et a comme objectif le renforcement de l’identité culturelle du peuple maya Ch’orti’ et la restitution des terres ancestrales. En plus de cela, Elodia Castillo Vásquez s’engage pour la promotion et l’égalité de genre ainsi que pour une jeunesse active au sein d’une société ouverte. Lire la suite Une lutte inlassable pour les terres Ch’orti’

Bonnes nouvelles du Guayabo!

Magnifique nouvelle pour les habitant-e-s des communautés d’El Guayabo et de Bella Unión! Après plus de six mois, trois de leurs leaders, Eric, Jhon Fredy et Santos Peña ont pu rentrer à la maison et retrouver les leurs.

Depuis le mois d’avril, ces trois leaders se cachaient et n’osaient pas revenir chez eux en raison d’ordres de détention déposés par Rodrigo Lopez Henao auprès du ministère public. Cette démarche fait partie d’une stratégie de criminalisation des leaders communautaires et des défenseurs des droits de l’homme en les présentant comme des fauteurs de troubles violents. Après des mois de négociation entre leurs avocats et la procureure, mais aussi grâce à la pression constante d’organisations sociales telles que PAS et du bureau des Nations Unies pour les droits de l’Homme, le cauchemar a enfin pris fin pour ces leaders et leur famille.

A leur arrivée à El Guayabo, ils ont été accueillis par une foule enthousiaste. C’est aussi un immense soulagement pour leur femme et leurs enfants qui ont vécu de longs mois d’angoisse où ils ont dû en sus prendre en charge les travaux des champs. Peu après la publication de la nouvelle, les familles se sont longuement prises dans les bras, sous le coup de l’émotion. Une belle victoire pour El Guayabo et Bella Unión, pour le processus en cours contre le déplacement forcé de la communauté de ses terres et pour nous également, organisations de défense des droits humains.

Mais malgré cette immense joie, nous ne devons pas oublier que le quatrième leader, Alvaro García, reste emprisonné. Une audience prévue le 4 novembre a été à nouveau repoussée. Il restera donc visiblement détenu sans jugement jusqu’au début de l’année prochaine. Sa famille devra bien tristement passer les jours de Noël sans lui…

El fondo monetario internacional (FMI) no es extranjero?

Après la libération le 22 juillet 2016 de sept prisonniers politiques du département de Huehuetenango, l’observatrice de PWS-ACOGUATE Leila Haccius a rencontré  l’un d’entre eux, Rigoberto Juárez Mateo. L’entretien complet est en espagnol, un extrait est publié dans notre bulletin PWS Info du mois de novembre.
Lire la suite El fondo monetario internacional (FMI) no es extranjero?