Archives pour la catégorie Guatemala

Una comunità indigena criminalizzata

Corozal Arriba: dalla gioia alla tragedia

La storia del popolo Maya Ch’orti percorre i secoli e ancora le sue radici nelle civiltà che precedettero l’invasione spagnola. La sua distribuzione geografica attraversa le frontiere che dividono gli Stati di Guatemala, Honduras e El Salvador. Per quanto riguarda la storia recente, il popolo Maya Ch’orti condivide con gli altri gruppi etnici originari del Guatemala diverse lotte politiche e sociali: la rivendicazione di riconoscimento in quanto popoli indigeni, il processo di memoria storica e giustizia transizionale per il genocidio subito durante la presidenza di Rios Montt (1982/83), la resistenza ai mega-progetti in campo idroelettrico ed estrattivo e la lotta per l’accesso alla terra in quanto proprietà collettiva dei popoli ancestrali per diritto di occupazione storica. Lire la suite Una comunità indigena criminalizzata

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Le « Patojisme » – nouveau mouvement pédagogique au Guatemala

Deux volontaires du projet de Peace Watch Switzerland au Guatemala ont voulu comprendre comment certain-e-s guatémaltèques préoccupé-e-s par la situation du système d’éducation de leur pays, tentent d’y remédier, en proposant une instruction accessible et qui promeut la formation d’un esprit critique. Ils sont donc partis à la rencontre d’un programme d’un nouveau genre : le « Patojisme ».

Le 21 juillet, nous arrivons dans le quartier coloré de Jocotenango, à quelques pas d’Antigua Guatemala, très enthousiastes à l’idée de nous mêler aux enfants du préau chamarré où l’on nous accueille chaleureusement. Nous allons à la rencontre d’une école de quartier, que son fondateur n’aime pas que l’on nomme ainsi. Pour lui, « Los Patojos » (« les enfants », en langage courant guatémaltèque) est un programme bien plus complet que ce que la plupart de gens entendent habituellement par « école ». Lire la suite Le « Patojisme » – nouveau mouvement pédagogique au Guatemala

Une lutte inlassable pour les terres Ch’orti’

Traduction de l’espagnol de l’interview d’Elodia Castillo Vásquez

Publié le 8 février 2017 par ACOGUATE

Elodia Castillo Vásquez est maire indigène depuis qu’elle a 22 ans, actuellement présidente de la « Coordination d’associations et communautés pour le développement intégral du peuple Ch’orti’ » – COMUNDICH. Cette organisation s’articule autour de 48 communautés indigènes des départements de Zacapa et Chiquimula et a comme objectif le renforcement de l’identité culturelle du peuple maya Ch’orti’ et la restitution des terres ancestrales. En plus de cela, Elodia Castillo Vásquez s’engage pour la promotion et l’égalité de genre ainsi que pour une jeunesse active au sein d’une société ouverte. Lire la suite Une lutte inlassable pour les terres Ch’orti’

El fondo monetario internacional (FMI) no es extranjero?

Après la libération le 22 juillet 2016 de sept prisonniers politiques du département de Huehuetenango, l’observatrice de PWS-ACOGUATE Leila Haccius a rencontré  l’un d’entre eux, Rigoberto Juárez Mateo. L’entretien complet est en espagnol, un extrait est publié dans notre bulletin PWS Info du mois de novembre.
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Santa Eulalia fête les dix ans de la consulta de Buena Fe

Le 29 août 2006, la municipalité de Santa Eulalia, dans le Nord du Guatemala, organisait la première consultation communautaire afin de se prononcer sur l’exploitation de son territoire. Dix ans plus tard,  un large public était réuni pour célébrer le dixième anniversaire de la consultation dans un contexte de criminalisation et de persécution des autorités ancestrales et des défenseur-e-s de l’environnement. Lire la suite Santa Eulalia fête les dix ans de la consulta de Buena Fe

Quand la Justice décide de rompre avec l’impunité: une sentence historique en faveur de 7 autorités indigènes au Guatemala

« Il est préoccupant pour les juges que des accusations pénales puissent être formalisées sur la base de faits qui ne sont pas avérés. Nous sommes en 2016, il s’agit d’une nouvelle ère, nous ne sommes pas sous l’Inquisition ». Yassmín Barrios, lors de la lecture du jugement, le 22 juillet 2016.

La situation dans le nord du Département de Huehuetenango: agressions physiques et persécution légale

Le vendredi 22 juillet 2016 à 21h54, heure du Guatemala, une sentence d’une grande importance a été prononcée par la juge Yassmín Barrios Aguilar, celle-là même qui avait secoué l’opinion en condamnant l’ex-dictateur Efraín Ríos Montt pour génocide en mai 2013. En un peu plus de trois ans, la magistrate cumule ainsi deux jugements historiques: le premier, concernant les crimes commis durant la dictature et le deuxième, la défense actuelle du territoire et des ressources naturelles. Bien qu’elle admette en savoir « très peu sur le droit des peuples indigènes », la juge a fait preuve d’une clairvoyance peu commune en décidant à deux reprises de placer sa sentence du côté des peuples autochtones. Elle a ainsi choisi d’inverser la tendance d’un État qui, historiquement, a nié leurs droits et continue de les opprimer aujourd’hui. Cela constitue un admirable exercice d’autocritique, ce qui est rare chez un agent de l’État, qui plus est, l’un des plus hauts postes du système judiciaire.

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Les ex-prisonniers politiques rentrent chez eux!

Ce samedi 30 juillet, à 4 :00 du matin, un groupe de personnes accompagnées de banderoles et haut-parleur attend l’arrivée des ex-prisonniers politiques devant le palais national de la plaza central à Guatemala City. Malgré l’heure matinale, la bonne humeur règne, tous se réjouissent de l’arrivée des ex-prisonniers politiques et de participer au voyage qui durera deux jours: après plus d’un an d’emprisonnement, les 7 ex-prisonniers politiques retournent chez eux.

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Pas toujours facile de rentrer

25 Juin : tout juste un mois a passé depuis mon retour en Suisse après sept mois au Guatemala.

Ce jour-là, mon père s’était libéré pour venir me chercher à l’aéroport et m’éviter les transports publics après 22h de vol. A la sortie, il m’attendait avec les larmes aux yeux. Ça a été une grande émotion de le revoir : la longue distance, la fatigue après le voyage, le détachement d’un pays complexe et ses habitant-e-s, les retrouvailles.

La chose qui m’a le plus choquée sur le chemin de la maison a tout d’abord été l’ordre : les voitures nettoyées et entières, les routes sans trous, la signalisation qui marche, pas de klaxon utilisé de façon inappropriée, pas de dépassements à gauche et à droite à toute vitesse. Le ciel clair et sans pollution. Tout coulait doucement et tranquillement, après sept mois dans le chaos et l’agitation d’une ville de 8 millions d’habitant-e-s. Je me sentais perdue en Suisse, dans mon monde privilégié.

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Ouverture du procès contre les défenseurs du territoire du nord de Huehuetenango

Francisco Juan Pedro, Adalberto Villatoro, Arturo Juan Pablo et Ermitaño López de Barillas, ainsi que Domingo Baltazar et Rigoberto Juárez de Santa Eulalia, ont été arrêtés entre février et mars 2015 en raison de leurs activités de défense du territoire et des ressources naturelles dans le nord du département de Huehuetenango. Les six défenseurs des droits de l’Homme accompagnés par Acoguate sont en prison préventive depuis plus d’une année. Le  débat oral public débute le 6 juillet.

Les stratégies de criminalisation

Les stratégies de criminalisation utilisées par les institutions étatiques et qui visent à déstructurer les mouvements de résistance profitent des déséquilibres de pouvoir entre les acteurs communautaires et les entreprises et impliquent une utilisation abusive du droit pénal.

Dans le cas des leaders communautaires de Barillas et Santa Eulalia, il est évident que leur arrestation et leur détention est en lien avec leurs activités de défense du territoire. Les accusations faites par les autorités restent vagues et incohérentes.

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Procès pour le génocide ixil : entre stagnation et commémoration

Le sort du procès historique contre l’ancien dirigeant militaire Ríos Montt et le chef d’intelligence militaire Rodríguez Sánchez est plus incertain que jamais. Les deux accusés font face à la justice pour décider de leur responsabilité en ce qui concerne les délits de génocide et de crimes contre l’humanité commis en 1982 et 1983. Après avoir été jugés en 2013, le Tribunal de Risque Majeur A avait déclaré coupable l’accusé Ríos Montt et l’avait condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Dix jours plus tard, la sentence était annulée et tout le processus était à recommencer.

À la cinquième tentative, le procès s’est rouvert près de trois ans plus tard, le 16 mars 2016 sous la direction du Tribunal de Risque Majeur B. La deuxième ronde du procès n’aura pas fait long feu. Le 4 mai 2016, le procès s’est vu nouvellement suspendu en cours de route en raison d’un recours qui devait être résolu pour continuer le procès. Les plaignants (AJR et CALDH) avaient interposé un recours pour séparer les cas de Ríos Montt et de Rodríguez Sánchez, qui étaient jugés conjointement. Pour des raisons de santé mentale, le tribunal a décidé que le procès de Ríos Montt devait se réaliser à huis clos, c’est-à-dire sans la présence du public ni de la presse. Conséquemment, ces conditions s’appliquaient aussi à Rodríguez Sánchez, malgré le fait qu’on ne lui ait pas déclaré de problème de santé mentale. Ainsi, le public et la presse ne pouvaient assister aux audiences de ce dernier accusé, ce qui violait le principe de publicité dont devraient bénéficier un procès portant sur des crimes de cette envergure.

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